« Approchez, messieurs, mesdames, elle est belle ma nectarine, fraîche cueillie ce matin
approchez…. »
La maraîchère Framboise, trônait derrière son étal de fruits et ce que l’on voyait en premier, ce
n’était pas ses fruits,non,mais son ventre gonflé comme une pastèque.
Notre maraîchère était enceinte d’un beau fruit qui n’attendait pour tomber que de mûrir.
Approchez messieursssssssssssssssss, elle ne put finir les douleurs de l’enfantement lui tordaient le
ventre.
Vite ramenée chez elle, on alla quérir la sage femme, ben oui, pas d’hôpital chez elle.
La brave dame dut lui faire un sédatif tant elle était agitée.
Enfin l’enfant vient au monde, une belle petite fille toute rose.
Quand la sage femme lui demanda, comment allez vous l’appeler? Framboise dans les vapes bredouilla
« approchez, nectarine,…. »et la brave femme comprit, elle était un peu sourde, appelez la hectorine »
Et c’est ainsi qu’un poupon tout mignon fut prénommé hectorine
Elle est pas belle mon histoire?
Il a marché longtemps, trébuché très souvent !
Dans son bissac dormait un rêve, sous le vent
Au rythme de ses pas, bercé tête à l’évent.
Il s’est assis très las, tout près d’une fontaine
Pour étancher sa soif; une chanson lointaine
Virevoltait dans l’air, d’origine incertaine.
De voiles fins vêtue, une nymphe des eaux
Prés de lui se posait puis le toisait, narquoise.
« Tu marches sans repos, allant de monts en vaux,
Mais que cherches tu donc ? l’éden et ses châteaux ? »
Il était interdit, car sur l’onde turquoise
Ne se réfléchissait parmi les longs roseaux,
Que son visage blanc ! Plus d’hyade matoise !
Il a repris son sac, pour revoir sa comtoise.

Sur l’écume des ans navigue l’esquif frêle
De mon cœur, trop souvent échoué, naufragé
Aux rives du désir, sentiments, pêle-mêle
Dans ce corps vieillissant, il a tant voyagé,
Toujours avec ardeur ! Alors que l’âge avance
Je cueille les fruits mûrs, doux, de la connaissance.
J’ai croisé quelquefois, au détour d’un chemin,
Des âmes musardant, qui cherchaient un refuge,
Un abri pour la nuit, et qui le lendemain,
Repartaient sans adieux !-jamais je ne fus juge-
Et ma vie aujourd’hui, parfum doux de jasmin,
S’écoule doucement , l’amour sans subterfuge
S’est assis près de nous, déposant dans ma main,
Le sésame douceur, allant jusqu’au déluge.
J’ai vu se lever ce visage
Douloureux sur le ciel grisé.
Il paraissait cristallisé
Flottant haut dans le paysage .
Le regard sombre a embrasé
Mon cœur, semblant être présage.
J’ai vu se lever ce visage
Douloureux sur le ciel grisé.
Très longtemps il me dévisage.
Enfin il s’est décomposé
Se fondant au dais irisé.
Avais-je rêvé, moi si sage ?
J’ai vu se lever ce visage
Douloureux sur le ciel grisé.
ce visage m'a inspiré ce texte j'espère que je ne suis pas hors course?
haïku
Marche dans la neige
Sur les traces solitude
Craquements de pas.
Tanka
Tu es, solitude
L’instant où une chimère
Naît, s’échappe dans le temps.
Ho mon doux exil,
Toi qui m’attires souvent
Tu me fais pourtant si peur!
Sur une remarque tout à fait fondée d'Alice je vous propose un tanka à la place de celui en poste qui
en fait n'en est pas un c'est vrai(j'ai modifié le premier)
Tu es solitude
L'instant où une chimère
Naît meurt dans le temps
Oui , tu attires souvent
Mais tu fais pourtant si peur.
j'aimerais avoir votre avis merci
c'est ainsi que l'on avance
Il était assis sur le froid trottoir
Au pied de la cité dortoir,
Fille hautaine.
La face dans le dépotoir
Il est sans haine.
Souvent, il a tendu la main,
Dans des halls fleurant le jasmin,
Mais incertaine
Est la charité d’un humain
Faite sans haine.
Qu’attendait-il, là, grelottant
Hagard dans le froid, tremblotant,
Cachant sa peine?
Juste un abri, pour un instant,
Offert sans haine.
Donnez de vous aux miséreux,
Un refuge sûr , chaleureux,
La tiretaine
D’un bon lit les rendra heureux.
Soyez sans haine .
Les images qui sont sur mon blog proviennent , souvent, de mes promenades sur le net.
Si l'une d'entre elles vous appartient, que vous vouliez que je mettre un lien , je le ferai avec plaisir,
prévenez moi, par le contact en bas du blog, merci
je les modifies souvent avant de les poster.