Me prenant par la main,
Tu m’entraînes très loin,dans le cosmos,
Sur le doux chemin,
D'un rêve bleu nuit, incrusté d'émaux.
Du pur firmament
Tu m'offres, alors, brûlant de tendresse
Un fatras dément
D'étoiles d'or, lit de nos nuit d'ivresse.
Tu souris, moqueur,
Je sens la douceur de miel, de ta lèvre.
Tout contre mon cœur,
Ton tendre regard, augmente ma fièvre
Je vais sur tes pas,
Dans ce songe éveillé, sans un faux pas.
Certains jours je veux m'enfuir loin de vous,
Ne plus accepter tous nos rendez‑vous,
Et dénier votre existence.
Ce désir est fort ! J’en perds la raison.
Las! vous êtes depuis mon horizon,
Faisant fi de ma résistance.
À vos appels je réponds malgré moi,
Toujours câlin, vous causez mon émoi
Vous compliquez mon existence,
De vos aveux caressant mon ego,
Vous voudriez être un bel hidalgo
Forçant ainsi ma résistance.
Mon cœur est fou, dans l’espoir qu’un instant
Votre regard sur moi, trop envoûtant
Embellira mon existence,
Par son velours, son immense ferveur
Vibrant plaidoyer en votre faveur,
Affaiblissant ma résistance.
Il est des nuits où j’espère vos bras,
Vouée à l’anathème et ce fatras
De ce qui fut mon existence
C’est pourtant en vous que mon entité,
Choisit d’égarer son identité
Mettant à mal ma résistance.
Notre Dame de Paris
La foule déchaînée hue un homme qui tombe,
Et la haine se lit à leur cri répulsion,
S'élève une complainte une supplication,
Un monologue sourd, une voix d'outre-tombe.
Oh secrète douleur ! le venin enfanté
Par vos obscurs regards, m’a conduit en enfer
Je souffre et je gémis, larmes de sang amer….
Que vous maudisse Dieu pour votre cruauté
Quasimodo, tes pleurs réveillent en mon âme,
La douleur de l’exclue! Ton corps martyrisé,
Enveloppe de chair d’un homme méprisé,
Se tort sur le sol froid sous l’horreur de leur blâme.
Ma douce Esméralda ton cœur est en émoi,
Devant mon corps blessé qui plie sur ma douleur,
Dans le bleu de tes yeux, cette grande douceur
De ton regard ému, adoucit mon effroi….
Au creux de tes tourments brûle, vive une flamme,
Fasciné envoûté mon regard est noyé,
Au lac de l’innocent, où ton cœur pur broyé,
Quête la rédemption par l’amour d’une femme.
J’ai bu l'eau dans tes mains, en tes yeux une fleur,
M'offre son doux parfum, je ne veux plus mourir,
Au silence des mots je t'offre ce soupir
Sur tes lèvres carmin, pose le en ton coeur.
Aux marches du gibet je vois la quintessence,
De l’homme sa candeur, son chuchotement sourd
Éveille en me frôlant , un sentiment d’amour.
Entrons dans l’infini, que cessent nos souffrances!
29 juin 2009
(d'après l'oeuvre de Victor Hugo, que nous avons un peu modifiée)
(sédokà)
Un violon
joue
La douceur d’une berceuse
Visages d’anges, extase.
Un bel oiseau siffle
En fond le chant de la mer
Symphonie en ut majeur.
(sédoka)
Les yeux étonnés
D’un enfant admiratif
Enchantent l’instant présent
La ronde de notes
La ferveur des mélomanes
Tout un monde de beauté.
En cette plaine herbeuse
Alors que naît l’aurore vaporeuse
Parait la harde des chevaux.
Sur leur croupe brillante,
Le soleil se mire en la sémillante
Robe alezane des mustangs.
Nés libres, ils galopent
Fiers et craintifs, ainsi qu’une antilope.
S’enfuit la harde des chevaux,
En tête l’étalon
Conduit juments et poulains au vallon,
Aux pas gracieux des mustangs.
Leurs naseaux, dans la brise
Hument le danger qui les terrorise,
Un prédateur près des chevaux
Imprègne leur espace
Un renard ! Faisant vite volte face
En voyant venir les mustangs.
À l’eau d’une ravine
Ils s’abreuvent, longtemps ! Elle est divine
Apaisant la soif des chevaux.
Puis lentement, la lune
Montre son visage en la verte dune,
Ils doivent partir les mustangs.
(tableau de Thérèse Cotard Dupré 1877-1920)
Dans le village on connaît bien cette silhouette un peu disgracieuse.On sait qu’elle arrive même avant de
l’avoir vue, au caquetage des ses oies.
Elle parait, derrière ses volatilles, un baton à la main pour les faire avancer.
Traînant la jambe, elle va ainsi traverser la rue principale en évitant les regards.
Il faut dire qu’elle n’a pas été gâtée par la nature, la pauvre et les quolibets fusent souvent.
Puis elle disparaît lentement, en direction des champs et un gamin s’écrie
« vilaine Dagoberte, attention au diable »
S'esclaffe et part en courant
Vous venez de faire la connaissance de Dagoberte la gardienne d’oies.
Les images qui sont sur mon blog proviennent , souvent, de mes promenades sur le net.
Si l'une d'entre elles vous appartient, que vous vouliez que je mettre un lien , je le ferai avec plaisir,
prévenez moi, par le contact en bas du blog, merci
je les modifies souvent avant de les poster.