(cadre de Flormed avec mes remerciements)
Je t’espère sous la charmille
Le cœur en désarroi
Ho ! Viens vite la nuit décroît
D’ombres ce bois fourmille
L’air fleure le cerfeuil
Je t’espère sous la charmille
Là-haut vénus scintille
Et me fait un petit clin d’œil.
La lune se moque de moi
Le vent joue en l’ormille
Je t’espère sous la charmille
Mon âme est en émoi
Mon espoir se fendille
Viendras- tu me dire bonsoir ?
Sur ce banc vais m’asseoir
Je t’espère sous la charmille
(Soir d'hiver
Ah ! comme la neig a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.)
Emile Nelligan 1879-1941)
Ah! Comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! Comme la neige a neigé !
Sur ce sol déjà ravagé
Mon chemin il me faut poursuivre
Taillé dans le cristal figé
D’un flocon, au froid ouvragé
Un bijou d’orfèvre me livre,
De sa beauté pure m’enivre,
Scintillant au rai d’or forgé
Diamant plus beau que le cuivre
Un soleil le fait allégé,
Ma vitre est un jardin de givre.
(merci Flormed pour le cadre amitié
)
Il a posé la craie en un geste lent,
Comme à regret, s’en est allé vers la porte.
Un dernier regard, et d’un pas nonchalant
Il traverse la cour, un maître l’escorte .
Un signe de la main , puis en cheminant
Songe que demain commence une autre vie.
Depuis longtemps déjà, le soir déclinant
Il retrouve sa muse, heureuse et ravie
Assis devant son bureau, fermant les yeux,
Il écoute, attentif, murmurer sa mie
Puis il écrit, dans la maison endormie.
Quand le jour se lève en un froufrou soyeux
Il part initier avec bienveillance
Ses amis, toujours sans nulle impatience .
Quand tout est silence
Au pays de l’illusion
L’esprit sans contrainte s’élance
Au cosmos entre en fusion.
Les rêves sont évasion
Quand tout est silence
Où tout devient conviction
Le deni de toute évidence
En pénétrant la turbulence
D’un monde de confusion
Quand tout est silence
L’âme accepte la fiction
Le dormeur rejoint l’alcyon
En sombrant dans l’invraisemblance
Née en l’imagination
Quand tout est silence
J’ai tant de fois fait ce chemin
Que même, en pleine nuit, je devine ton ombre.
Je sens la douceur de ta main
Me guider tendrement hors de cet endroit sombre.
J’en connais chaque creux, la plus petite ornière.
J’ai tant de fois fait ce chemin,
Le cœur battant si fort d’angoisse familière
Craignant ce que sera demain.
J’entends tes ris de grand gamin,
Alors j’avance encor vers ta voix. Amusée,
J’ai tant de fois fait ce chemin,
Trébuchant bien souvent sur mon âme brisée
La joie est le plaisir de mêler notre essence,
Je bois sur tes lèvres carmin
Le nectar très sucré, doux de la survivance,
J’ai fait tant de fois ce chemin !
Les images qui sont sur mon blog proviennent , souvent, de mes promenades sur le net.
Si l'une d'entre elles vous appartient, que vous vouliez que je mettre un lien , je le ferai avec plaisir,
prévenez moi, par le contact en bas du blog, merci
je les modifies souvent avant de les poster.