Lundi 20 février 2012
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07:00
Regarde, mon amour, fleurissent les lilas.
Ils embaument le jardin.
Loin de cet hiver froid, dont nous sommes si las
Tu seras mon paladin.
Écoute, mon aimé, gazouille l’hirondelle.
Sa chanson mélodieuse
Annonce le printemps; ses petits sont près d’elle
La mère victorieuse .
Viens, mon tendre époux serre-moi contre toi,
Et profitons de la vie.
Quand renait l’âge d’or, logé sous notre toit
Qu’il y soit toujours obvie.
Par Vénusia
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Jeudi 16 février 2012
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06:00
De guenilles vêtu marchait face au vent froid
Un triste vagabond, il allait maladroit
Ses pieds ensanglantés, trébuchaient sur les pierres.
Avec son faciès, par les ans de malheur
Buriné, ses yeux fous, délirant de douleur
Il effrayait ;donc il fuyait dans les bruyères !
Mais dans son pauvre cœur était vivant l’espoir.
Il savait qu’une nuit, sa femme bienaimée
Et Séléné viendraient d’une étoile flammée,
Ravir à la laideur, ce corps sur le trottoir.
Il s’est couché , sur le dur sol gelé l’hiver.
Regardant l’infini, vit descendre l’archange.
On raconte qu’alors, son être, de la fange,
Fut retiré, porté jusqu’au ciel entrouvert.
Par Vénusia
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Mardi 14 février 2012
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06:00
(tableau d'Auguste renoir)
Éole tambourine, insistant au carreau
De la chambre à coucher, tranquille et confortable,
Où repose, quiet, l’enfant en son berceau.
Il esquisse un baiser de sa bouche adorable
En une lippe pour le gentil séraphin
Que lui seul pouvait voir dans un rêve sans fin.
Un bruit feutré de pas, l’ombre silencieuse
D’une femme s’arrête; elle écoute un instant,
La respiration du gosse qu’elle entend,
Calme, la rassurant, elle part gracieuse.
L’angelot, peu à peu sortit de son sommeil.
Des yeux cherchant maman, hurle avec véhémence.
Elle sourit heureuse et fier de sa vaillance,
Il est si précieux à son cœur de vermeil !
Par Vénusia
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Lundi 13 février 2012
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06:05
Drapé dans ton indifférence
Tu suis, tranquille, ton chemin
Sans un regard pour l’humain,
Debout au quai de l’espérance.
Pour toi, il a la transparence
D’un jour vide, sans lendemain,
Drapé dans ton indifférence
Tu suis, tranquille, ton chemin.
Tu marches seul en ton errance
Tu choisis de cueillir l’ormin
Plutôt que lui prendre la main,
Tu t’en vas , sourd à sa souffrance,
Drapé dans ton indifférence
Tu suis, tranquille, ton chemin.
Par Vénusia
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Mardi 7 février 2012
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07:00
Il a marché longtemps, trébuché très souvent !
Dans son bissac dormait un rêve, sous le vent
Au rythme de ses pas, bercé tête à l’évent.
Il s’est assis très las, tout près d’une fontaine
Pour étancher sa soif; une chanson lointaine
Virevoltait dans l’air, d’origine incertaine.
De voiles fins vêtue, une nymphe des eaux
Prés de lui se posait puis le toisait, narquoise.
« Tu marches sans repos, allant de monts en vaux,
Mais que cherches tu donc ? l’éden et ses châteaux ? »
Il était interdit, car sur l’onde turquoise
Ne se réfléchissait parmi les longs roseaux,
Que son visage blanc ! Plus d’hyade matoise !
Il a repris son sac, pour revoir sa comtoise.
Par Vénusia
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